Mercredi 22 juillet
depuis que j'ai franchi la frontière française, je n'arrête pas de penser à mon lit douillet, mon confort, ma douche, mes
toilettes perso, etc... Le truc pénible dans les voyages, apparemment, c'est le retour ! Pour apprécier un voyage, il faudrait ne pas revenir ! Hé Hé ! ! !
Quel sera mon prochain voyage ? Vers le nord ou vers le sud ? Prendrais-je aussi le cargo et le train ?
Deux périples seraient possibles : les îles britanniques en juillet/ août et la Sicile en avril ! Intéressant, non ? ! ! !
Bon, il me reste encore 400 km et il faut profiter du voyage ! Aujourd'hui, il pleut ! Et je m'en fous, j'ai réussi à me mettre sous la tente avant l'averse !
La région que je traverse, la
Picardie, est vraiment très jolie
(hum... Il y a quand même des côtes et du vent : j'ai fait du 10 km/h en moyenne et je suis même descendu à 6,6 km/h : affreux !). Au fait, il n'y a plus de pistes cyclables : que des belles
routes lisses, bien lisses ! J'ai aussi retrouvé de belles routes de campagne et ce soir je suis dans une vallée avec une petite rivière et un cheval géant .
Demain, je passe à Abbeville : je quitte le Nord pour atterrir dans la Somme. La Normandie n'est plus très loin ! Tiens ?... On dirait que la pluie s'arrête....
Ohhhh ! ! ! J'entends les cloches du village sonner ! Il y avait longtemps. Encore un cliché de la France.
(...) Purée, je me suis allongé pour récupérer cinq minutes et je me suis endormi deux heures ! ! ! Il faut vraiment que je fasse une pause à midi : c'est fatigant le vélo ! Ho Ho ! Pour la
peine, je vais me farcir une tablette de chocolat !Ha Ha !
Jeudi 23 juillet
après une nuit et une journée de pluie, le
soleil fait son apparition au moment où j'arrive dans la petite ville de Blangy s/grève . Tout heureux, je cherche et trouve le camping en scrutant les beaux nuages noires qui se
pointent à l'horizon. Le gérant du camping m'indique un bel endroit sous les arbres. Cool ! Quelques gouttes commencent déjà à tomber ! Vite ! Il faut monter la toile ! Je bas le record de
vitesse de montage et... Pil poil dans la tente au moment du déluge ! Ouf ! Sauvé .... Un quart d'heure plus tard, l'averse s'arrête et je sors la tête dehors... Mais, qu'est-ce que je vois ?...
De l'eau partout, à 1 m de ma toile ! Au secours ! ! ! Pas d'autre solution que de démonter ma toile et la remonter ailleurs. Et vite ! De gros nuages noirs arrivent. (En fait, il n' a pas
plu de la nuit ! Sauvé !).
Petit détail : record de vitesse battu dans une descente! 57,1 km/h ! ! ! J'ai cru que j'allais m'envoler !
Autre détail : j'ai franchi les 1500 km ! Il doit m'en rester 350.
Vendredi 24 juillet :
La journée a commencé dans l'épuisement, avec seulement 38 km à midi. J'en pouvais plus, alors qu'il me restait quand même 50 km. J'étais obligé de faire des arrêts
tous les 10 km ! Un deuxième petit déjeuner à 10:30 pour reprendre des forces. Une côte d'entrée avec un vent de face ! Une côte de trois quarts d'heure ! J'étais toujours en dessous de 10 km/h.
Je voyais mal comment je vais pouvoir terminer la journée et réussir à faire mes 80 km.
Je commençais à me dire que je pouvais couper l'étape en deux, chercher un bon hôtel à moitié chemin avec une belle télé ! J'ai même essayé de chercher s'il n'y avait pas une route plus direct
pour entrer au Mans. Bref, épuisant physiquement et moralement ! Et puis, ce vent qui me balaye en rafale ! Très pénible.
À renfort de courage, d'eau, de café, de pâtisseries et de sandwiches, j'ai fini par atteindre une petite ville au drôle de nom : « Malaunais » (même pas mal).
Après une courte pause, je repris la route en regardant sur le côté ouest de jolis gros nuages noirs bourrés de grosses gouttes prêtes à me tomber dessus ! J'ai essayé de zigzaguer, d'accélérer
pour éviter qu'il ne m'arrive pleine face mais, en vain, à 5 km de mon camping... la douche ! ! !
Enfin, la pluie finit par cesser, suivi d'une belle éclaircie et je trouve mon camping : « le camping des nénuphars » ! Quelle blague ! J'étais donc bien destiné à être la grenouille de la
journée !
Samedi 25
juillet
aujourd'hui, pas de pluie, pas de vent, pas de camion fou, des routes de campagne bien bitumée, quelques forêts bien vertes et bien calmes, un resto de luxe le 12:00, un camping de luxe le
soir, une impression de repos bien mérité ! Cool la vie ! ! !
Dimanche 26 juillet
aujourd'hui, il a
fait très chaud : 25 à 30° ! Normal, me direz-vous, nous sommes en juillet !
C'est vrai que ça fait une bonne semaine que je suis sous les nuages et la pluie ! depuis Utrecht à côté du Rhin. Et dire que j'étais là-bas, il y a pas si longtemps... Ça passe
vite ! C'est épuisant le voyage à vélo, mais c'est bien quand même ! Je suis arrivé à Argentan et Le Mans n'est plus très loin,... Je commence à regretter le retour. Il ne me reste plus que 150
km... Ça fait trois semaines que je voyage et un peu plus de 1700 bornes que je repartirais bien en refaire le double ! ! !
Bien sûr, je suis bien content d'allonger mes jambes dans l'herbe pour me reposer un peu. Quelques petites abeilles butinent autour de moi (c'est très poétique !).
Vas-y, vas-y ! Bosse un peu ! Je veux mon goûter ! Je veux du miel !
Merci. Rapide l'abeille ! ! !
Bon, demain sera ma dernière journée de voyage. J'aurais 100 km à faire, mais en sachant que mon canapé m'attend, ça devrait me motiver !ahhhhh !!! Ma maison, mon lit, ma télé, mon PC, mon frigo,
mon toit ! Que de bonheur ! Donc, demain, je passe près Alençon et je fonce sur Le Mans !
Mardi 28 juillet :
je voulais me faire une petite grimpette dans les Alpes
mancelles, mais l'idée de mon canapé bien moelleux m'a fait prendre des routes plus directes et plus plates.Je passe rapidement Alençon tout en pensant à mon canapé moelleux !
J'ai pu encore profiter du paysage et de quelques trucs bizarres :
sincèrement, je préfère mon vélo ! ! ! Bien entendu, j'apprécie ce genre de
création. De plus, il y avait plein d'autres sculptures dont celle-ci !
Encore bravo à cet artiste inconnu !
Je continue mon chemin, je passe la Sarthe
et j'arrive au Mans !
Enfin et avec regret, je rejoins en appartement ! ! !
Je vide
mes sacoches
je jette ce qui me servait encore de chaussures
!
Et, je commence à penser à mon prochain voyage ! ! !
Trois semaine et demie de voyage et plus de 1800 km qui m'ont un peu plus ouvert l'esprit ! J'ai encore vu de nouveaux paysages et croisé des gens très sympathiques, très humain ! Il y en a ! ! !
Il faut aller à leur rencontre ! C'est facile.
Mon prochain voyage, ça sera... La Sicile ? La Sardaigne ? Le Danemark ? On verra bien ! Tant que mon vélo et mes jambes fonctionnent, j'ai espoir. Il ne faut surtout pas que je retombe dans la
routine du travail ou dans le fond de mon canapé moelleux ! ! ! Philippilenveut !!!
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!
Décidément, c'est ma journée d'humilité ! ! ! Idem, il me semble en pleine forme et me
propose de visiter la région en faisant un détour (je n'étais qu'à 15 km de l'auberge de jeunesse). Politesse, humilité et résignation me font le suivre. J'étais tellement fatigué et il avait
l'air tellement sympa que j'ai suivi. Et, en effet, il m'a fait visiter du petit coin de campagne sympathique, moulins et canaux, rivières et maisons de campagne.
Au lieu de faire 15 km de j'en ai fait 25 ! J'en pouvais plus lorsque je suis arrivé à
l'auberge de jeunesse avec lui. Mais bon, super sympa ! ! ! On se quitte et je rentre dans l'auberge : un accueil, ils me disent qu'il n'y a pas de place... La galère ! ! ! 100 km pour arriver à
une porte fermée. Donc, le camping du coin ! ! !
J'ai rien
compris : soit il faisait une battue, soit il faisait un rallye.
En tout cas, ils essayaient d'aller le plus vite possible (imaginez, des tracteurs qui vont vite !) Le portable greffé à l'oreille. Bizarre...
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